Rando Douce
: ecottes la vieille motte
Nombre de participants: 33
Nombre de kilomètres: 8 kilométres n/a métres
Dates:
07/04/2026
ECOTTES
Petite photo de départ à l’église de Ecottes, hameau de Licques.
Les habitants ont l’habitude de vivre de manière autonome : le village a son église et avait encore sa propre école il y a quelques années.
A cause de l'éloignement par rapport au bourg de Licques, on construisit en 1774, dans le hameau, une chapelle et un presbytère. En 1776, l'autorisation fut donnée d'y établir des fonts baptismaux et de bénir un cimetière. Jusqu'en 1790, la chapelle fut desservie par un moine de l'abbaye de Licques. Erigée en vicariat en 1834, la chapelle du Sacré-Coeur devint succursale par ordonnance royale du 3 mai 1846.
Bâtie en pierres blanches extraites de la carrière toute proche, l'église fut agrandie en 1853 et en 1870 par l'érection du chœur et du clocher. Entièrement construit en pierres, ce clocher est remarquable et unique sur notre territoire.
Dans l'intérieur de l'église, curieux par certains aspects, on remarque tout de suite le retable qui occupe entièrement le fond du chœur. Il est en bois peint "chocolat" avec des réhauts dorés (1853).
Nous partons vers Ferlinghen, en passant devant le terrain de Buggy de Jean Pierre, et franchissons le pont où au même instant un TGV passe dessous, quelle vitesse ! Nous continuons notre chemin en longeant la vieille motte, on aperçoit au loin les serres de Landrethun les Ardres : Pourquoi cultive-t-on des fraises à Landrethun-lez-Ardres ?
Difficile de savoir avec précision son origine mais la culture de la fraise dans notre petit village remonte à de nombreuses décennies, voir plus. Nos producteurs assurent que c’est ici qu’elles poussent le mieux. Le sol est plus calcaire que dans les villages voisins. Il est plus riche et bien drainé comme le montre la topographie de la commune.
La fraise est fragile et elle a horreur d’être les pieds dans l’eau. C’est pour cela qu’il faut un terrain assez drainant.
Après la guerre, un grossiste de Dunkerque venait ramasser 2 fois par semaine les fraises dans le village et il les vendait aux primeurs pour les marchés. Elles étaient conditionnées dans des caissettes de 5 kg avec du papier journal ! C’est comme cela que s’est faite la réputation de la fraise à Landrethun. Chaque famille en cultivait.
Cette renommée a donné également son nom à une randonnée du village qui se tient au début juin (période de la cueille de la fraise) organisée par l’association « Nature et traditions », randonnée appelée « Rando des fraisiers ».
Les Romains cueillaient les fraises des bois ou fraises sauvages pour leurs vertus thérapeutiques.
A l’état naturel, elle est antirhumatismale, astringente, biliaire. Elle active l’intestin paresseux. Elle est dépurative et diététique, laxative et relaxante. Ses propriétés faciales sont connues.
Introduite en France vers 1600, il faut attendre 1766 pour voir apparaître la fraise telle qu’on la connaît depuis lors, native d’un croisement de deux espèces américaines.
Le 23 novembre 1712, un bateau marchand, le Saint-Joseph, quitte Saint-Malo avec à son bord Amédée-François FREZIER, savoyard d’origine, officier du Génie maritime et cartographe. Il est chargé d’établir les plans des fortifications espagnoles des côtes occidentales d’Amérique du sud. Lors de son passage à Concepcion, sur la côte chilienne, Amédée-François FREZIER, observateur et curieux des produits agricoles, est attiré par un petit fruit, la Blanche du Chili. Le 17 août 1714, il est de retour à Marseille avec, dans ses bagages, des pieds de Fragaria Chiloensis qu’il apporte au jardin botanique de Brest puis au Jardin Royal. La fraise d’aujourd’hui est née…
La commune de Plougastel, en Bretagne, sera la première à la cultiver grâce à son doux climat océanique.
Depuis 1997, existe un Musée de la Fraise et du Patrimoine à Plougastel.
On peut le découvrir sur le site internet http://www.musee-fraise.net.
Nous nous dirigeons vers Landrethun les Ardres, en passant par les Flins, nous traversons le village et arrivons au distributeur de fraises, c’est encore trop tôt pour en avoir, par contre il y a de la confiture, du cassoulet, du potvleisch des biscuits apéritifs, des boissons, du jus de pomme, et même des fraises tagada !! Nous longeons les serres et essayons d’apercevoir les fraisiers derrière les bâches. Nous apercevons juste que la culture est hors sol à hauteur de taille apparemment. Nous passons cette fois sous la ligne TGV par un tunnel et attaquons une petite montée, arrivés à la hauteur de la ferme la Seille, une odeur fort désagréable nous envahie, vite nous continuons notre chemin jusqu’à la hauteur de jonquilles odorantes, ça change !
Encore un petit effort avant d’arriver à l’église, le parking n’est plus loin. Nous nous donnons rdv dimanche 12 avril à Bouvelinghen pour 12km et mardi 14 avril à Sangatte. Lundi, mardi, mercredi, une vingtaine de personnes seront à la capitale.





















